Pauline Verdier
Rédige des articles pour Carnet du Cavalier
À propos
J'ai 34 ans et je travaille comme assistante en pharmacie près de Saumur. Enfant, j'ai fait de l'équitation. À l'adolescence, j'ai arrêté : les études, la vie, d'autres priorités. Pendant une quinzaine d'années, je n'ai pas remis le pied à l'étrier.
La reprise s'est faite il y a quatre ans, un peu par accident. C'est Lyse, une amie du même village, qui m'a proposé d'essayer un cours au club du coin. Je suis allée en me disant que c'était pour voir. Deux mois plus tard, on avait toutes les deux pris un abonnement.
Les premières semaines étaient humiliantes dans le bon sens. Je croyais que le corps garde la mémoire. Il garde quelque chose, oui, mais pas ce qu'on espère. Mon équilibre était parti. Mes mains bougeaient trop. On me demandait de lâcher les rênes et je les serrais encore plus fort sans m'en rendre compte. J'ai passé un automne entier à retravailler le pas, juste le pas, parce que je ne savais plus m'asseoir correctement dessus.
C'est à cette époque que j'ai commencé à prendre des notes après chaque séance. D'abord sur le téléphone, dans la voiture avant de démarrer. Ce que la monitrice avait dit. Ce que j'avais senti. Ce qui n'avait pas marché et pourquoi, de mon point de vue. Ça m'aidait à fixer les choses, à ne pas revenir au cours suivant comme si la semaine précédente n'avait pas existé.
Ce carnet, c'est la version publique de ces notes. Je travaille toujours sur des chevaux de club, en cours collectifs. Le dressage que je pratique, c'est le dressage de quelqu'un qui reprend : transitions propres, assiette stable, premières cessions à la jambe encore maladroites. Joël, un bénévole retraité du club qui ratisse la piste depuis des années, est souvent déjà là quand j'arrive le vendredi matin. Il ne parle presque jamais de technique. Il remarque chaque progrès. C'est son regard qui m'a appris que les petits changements se voient de dehors avant de se sentir de dedans.
Cavalière en apprentissage permanent, j'écris ce qui m'arrive séance après séance, sans prétendre enseigner. Si une observation ici peut donner une idée à tester lors de votre prochain cours, c'est bien. Le regard qui compte reste celui du moniteur qui vous voit monter.
Écrits par Pauline Verdier
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Divulgation
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